L'envie parfois de partager quelques réflexions personnelles

Il n'est de plus beau chemin je pense que celui de la découverte, celui que l'on trace de ses propres pas. Bien sûr parfois on se sait pas trop où l'on est ni où l'on va, on se sent fatigué, le GPS s'est trompé, notre boussole intérieure ne répond qu'à moitié, les éléments semblent se déchaîner contre nous (où est-ce finalement nous qui allons à contre-courant?;-)), on préfèrerait se poser avec des certitudes réconfortantes.

Il est parfois nécessaire de s'aménager une petite oasis, un jardin d'hiver où se poser et se ressourcer. Pour mieux repartir ensuite. Profiter d'un rayon naissant pour se remettre en route, se laisser surprendre par un carrefour inattendu et quelques rencontres, cultiver sa capacité d'émerveillement, regarder un paysage cent fois vus et revus avec un regard neuf et curieux, savoir dire non (mais savoir aussi dire OUI sans réserves dans un monde où on ne parle que de poser ses limites...), mettre son ego en poche et tirer humblement l'enseignement d'une expérience vécue négativement. Ainsi se sentir vivant et partie intégrante, même si infinitésimale, de ce tout universel. Avec tout ça, on n'est peut-être aller qu'au bout de son jardin, mais quel voyage !

Décembre 2017


Loin des certitudes… 

Parce que souvent les choses ne sont pas toutes noires ou toutes blanches.

Que certains soirs le doute et l’incertitude nous tiennent éveillés un peu plus tard.

Que loin des « c’est ainsi », des « moi je sais », une porte s’entrouvre vers un monde inconnu...

Celui qui ne doute pas n’est pas en vie, n’est pas « envie » non plus. Il survit accroché à la branche de ses certitudes. Et lorsqu’un jour la branche vient à se fendiller, le tronc de l’arbre ressemble à un parfait étranger. Qui suis-je vraiment ?

Rester à l’écoute de soi demande parfois du courage, mais le trésor caché au fond de soi vaut mille fois la peine de creuser tous les jours un peu plus.

Novembre 2016


« Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve ».  

A. de Saint-Exupéry

Une simple phrase, trois mots alignés puis inversés et nous voilà aussitôt interpelés, les yeux dans les étoiles mais le ventre serré. Le rêve et la vie évoquent tout à la fois deux amis de toujours marchant main dans la main et deux ennemis se regardant en chien de faïence. Dans nos bons jours, le rêve nourrit la vie d’une énergie positive et créatrice et la vie offre en retour au rêve sa concrétisation sous la forme du contentement. Lorsque notre ciel s’assombrit, la tristesse se charge de tracer une frontière parfois bien épaisse entre la petite voix du rêve qui continue de murmurer du tréfonds de nous-mêmes et la réalité qui nous oppresse.

Puis au centre de la phrase, une action puissante : dévorer. Dévorer, comme ce que l’on ferait avec appétit d’un mets savoureux mais aussi comme le ferait un ogre sans pitié ni compassion envers un être sans défense.

Faut-il nécessairement choisir son camp ? Si le propre des phrases choc est de faire réagir et réfléchir, que faire une fois la décharge ressentie ?

Rêver, éveillé si possible, est essentiel à notre bonne santé mentale et physique. Se laisser aller à la rêverie, à l’imagination, à la construction mentale d’un futur, possible ou non, mais en tous cas désiré. Permettre à l’imagination, à la créativité, à l’intuition, à son cerveau droit de s’exprimer librement et sans contrainte. Reconnecter avec son Soi, ses valeurs, ses ambitions (dans le sens du désir ardent de parvenir à quelque chose) et ce peu importe le contexte réaliste ou non du décor, pour se sentir unique mais également unifié et en lien intime et cohérent avec soi-même. Et sentir son corps se détendre, heureux du monde imaginaire qui le transporte.

Puis laisser la vie reprendre son cours, parce que vivre dans le rêve revient à flotter dans un univers déconnecté de la source vivante à laquelle nous sommes reliés. S’engager de plus belle dans l’action, pas à toute vitesse, pas à n’importe quel prix, pas pour n’importe quoi. Et laisser émerger ça et là les effluves de notre imagination, pour permettre à la vie de concrétiser et d’ancrer nos rêves ou une partie revisitée de ceux-ci à la force de notre énergie et de notre intuition.

C’est à la lumière du yoga que j’avais envie de relire la phrase de Saint-Exupéry.  Une voie de l’union entre les différentes facettes qui nous composent, entre soi et les autres, entre l’action et l’introspection, entre la douce folie des rêves et la puissance que la réalité peut leur donner.

Mars 2016